Histoire de la pomme d’ambre


Je vous ai montré  » ma pomme d’ambre « en DIY récemment,
mais voici l’histoire de la vraie pomme d’ambre
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La vraie pomme d’ambre :
A l’origine, la pomme d’ambre n’a aucun rapport avec l’orange piquée de girofle que nous connaissons.
Elle remonte au Moyen-Age.
A cette époque, la parfumerie en Occident connaît un certain recul : symbole de frivolité du monde païen, l’usage profane des senteurs est condamné par l’Eglise qui impose sa rigueur.
Mais, au fur et à mesure que les croisés reviennent de leurs lointaines expéditions en Orient, ils en rapportent cosmétiques et senteurs : eau de rose, ambre, épices….
Mais l’arrivée du fléau de la peste qui frappe la France de plein fouet en 1348 décimant en quelques années le quart de la population européenne favorisera un usage intensif des parfums.
Soupçonnant l’eau d’ouvrir les pores de la peau à l’air pestiféré, les médecins conseillent de recourir, pour se nettoyer, aux vertus purifiantes et protectrices des substances aromatiques.
On les trouve alors sous des formes très diverses :
-poudres,
– lotions,
– sirops,
– boîtes de senteurs,
– « oiselets de chypre » (pâte parfumée en forme d’oiseau),
qui sont censés faire barrage à la pénétration de l’air putride. L’accessoire le plus sophistiqué de cette aromathérapie est sans doute la « pomme de senteur » ou « pomander ».
D’origine orientale, c’est une boule en or ou en argent, souvent incrustée de perles et de pierres précieuses que l’on portait en pendentif ou à la ceinture.
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Pomme d’ambre ou pomander
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On lui prêtait des vertus curatives mais aussi aphrodisiaques.
Mais la pomme d’ambre, en raison de son prix, est réservée aux rois, aux princes et aux plus fortunés.
Les personnes de condition plus modeste se contentent de pommes de senteurs garnies d’ingrédients moins rares
(aloès, camphre, basilic, menthe sèche),
ou même d’une simple éponge imbibée de vinaigre.

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Dame de la cour avec un pomander à la main-sur son rosaire
Bellini, portrait du doge
Le Doge Loredano- il porte un original et long pomander en forme d’escargot
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Au fil des jours, transmis de génération en génération, les pomanders étaient en effet bien plus que des objets à parfumer : on leur prêtait des vertus magiques protégeant des forces du mal et de la maladie.
Les princes et les nobles en faisaient grand usage, comme les prêtres et les médecins qui comptaient sur leur présence pour se préserver de la contagion.
La fin du XVIIème voit ces pouvoirs tournés en dérision.
Ils ne sont plus portés que par coquetterie et leurs senteurs lourdes et entêtantes sont supposées servir l’art de la séduction.
*
Et finalement ils passent de mode au milieu du XVIIIème siècle.
*
Il faut savoir aussi que jusqu’à la première moitié du XXème, l’orange était un fruit de luxe et souvent offert comme cadeau de Noël aux enfants.
Sa culture en bac a longtemps été un symbole de pouvoir.
On lui dédia même des bâtiments spécialisés : les orangeries.
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L’orangerie du château de Versailles
***
Parisienne
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